NEVADO DE CACHI

En Argentine, Trek de 7 jours avec ascension du Cumbre liberator (6380m) et du  San Miguel de Palermo (6000m) . 

GALERIE PHOTOS

CACHI, la cordillere sauvage 

Un Trek grandiose et engagé avec plusieurs passages à plus de 6000 m   loin, très loin des sentiers battus…

 

Mars 2017, 7 jours, Argentine

 

Niveau technique : Facile 

Engagement : Très important  

Isolé et reculé, des paysages  contrastés et beaucoup d’observation d’animaux  jusqu’à 5000 m, On passe des forets de cactus géants aux sommets enneigés a une vitesse déconcertante. La particularité de  cette  randonnée de haute altitude est son  degré d’engagement. Une bonne acclimatation est nécessaire,  la traversé de l’altiplano à 6000 m avec un sac de 20 kgs laisse des souvenirs.  Pas de difficulté technique particulière pour atteindre les sommets ( à part la moraine instable et le rocher “péteux” pour sortir du cirque surplombant le camp de base à 5400m ), 2 personnes croisées en 7 jours, environ 5 cordées par an, amoureux de treks isolés, le nevado de cachi est fait pour vous !  Piolets et crampons sont nécessaires pour les approches sommitales parfois à 50° . Attention ! prévoir des départs très tôt pour “garantir” la stabilité relative de la moraine et profiter d’une neige dur pour atteindre les sommets ( des raquettes sont aussi une bonne idée pour le retour) .  Très compliqué de trouver des cartes,   le topo de John et Cathy Biggar  et quelques informations glanées au  club andin de Salta sont une bonne base . 

 

 

Il est simple de  se rendre à Cachi, plusieurs bus y passent chaque jour. Cette petite ville propose de quoi se ravitailler avant le départ mais vous n’y trouverez pas de matériel spécifique.  Prendre la  navette pour  Las Pailas. L’itinéraire commence ici. Il n’y avait aucun balisage en 2017 . Très vite on traverse une forêt de Cactus candélabres géants ( Trichocereus pasacana, certain dépassent les 10m). Beaucoups de sentier d’animaux,  si vous n’avez pas de GPS, votre meilleur  allier est la prise d’azimut à la boussole pour ne pas se retrouver dans la mauvaise vallée. L’idée est de suivre la quebrada ( vallée ) de las Arcas.  L’altimètre est très utile également. J’ai utilisé le plan de John et Cathy Biggar tiré de leur livre  Les Andes, guide de Trekking ( les azimuts et les altitudes du plan sont fiables) et une photo satellite du massif du Nevado de Cachi.  Déjà acclimaté par les ascensions précédentes,  je pose le premier camps à 3900m . Le deuxième jours, la tente  est installée proche d’un énorme rocher en forme de baleine sous lequel a été aménagé un  refuge sommaire ( 4600m) .   La dernière étape avant le camp de base se fait dans le brouillard et je rencontre la seule et unique cordée de la semaine. Deux Argentins préparant l’examen au guide de haute montagne. Nous continuons ensemble accompagné par un chien en ballade qui nous quitte au alentours des 5000 m en sautillant de pierriers en pierriers. Ayant pris un peu d’avance sur mes compagnons je pose la tente à 5400m entouré par un immense cirque, nommé “el anfiteatro Kuhn”,  fait de moraines et de gros rochers volcaniques. Surpris de ne pas voir les deux andinistes, je pars à leur rencontre et les retrouvent autour de 5200m . Ils ont monté leur tente. L’un d’eux se sent très mal (Mal Aigu de Montagne) .  Après une nuit ils repartent en sens inverse car son état ne s’améliore pas. Ce camps de base est réputé pour ses orages impressionnants. J’ai l’occasion d’assister au spectacle en fin d’après midi. La forme en arc de cercle de l’amphithéâtre naturel amplifie les coups de tonnerres…majestueux!  Faire une tranchée en amont de la tente a été utile pour éviter une inondation. Le lendemain,  l’ascension du sommet El Palermo commence. Les franchissements le plus hasardeux sont au départ avec  600 m peu confortables tantôt dans un gravier très fuyant tantôt dans des blocs de roche qui ne demandent qu’à partir. Etre très vigilant aux éboulements et éviter de passer en aval des gros blocs instables. Un départ à la fraiche à  4 h du matin me permet d’avoir un sol relativement “compact”.  Au lever du soleil une fois arrivé sur le plateau à 6000m, belle météo, peu de vent,  le mixte piolet crampons est utile pour les derniers mètres permettant d’atteindre la petite croix faite de bois plantée à 6000m ( certaines cartes la référence à 5990m). Ce sommet  à l’esthétique alpine, offre une vue magnifique sur tout le massif. Retour au camps de base dans la matinée et repos mérité au soleil.  Après une nuit  d’insomnie surement  dûe à l’altitude, je démonte la tente et refaits l’escalade du cirque mais cette fois avec tout le matériel .

 

Le brouillard ne me quitte pas . Après être passé par un sommet secondaire ( Hoygaard, 6185m)  l’arrivée au  point culminant,  El liberator (6380m) se fait sans visibilté, mais l’ambiance magique de  la haute altitude est bien présente. L’itinéraire  est assez évident et le risque d’avalanche à cette saison est quasi nul. Seule l’altitude entre 6000 et 6400 est un défi et demande de la patience. Je récupère mon sac laissé un peu plus bas  et prend la direction Sud Ouest pour traverser le plateau et atteindre la “quebrada de las Trancas”. Le brouillard s’est levé, le soleil chauffe et la neige ne porte plus. Des raquettes auraient été plus qu’utiles. Je m’enfonce sous mon poids jusqu’à mi cuisses, alourdi par un  sac encore bien rempli. Les 4kms a faire à plus de 6000m dans ces conditions sont laborieux. J’arrive dans la vallée en fin d’après midi et découvre un endroit extraordinaire, un lieu  sauvage et verdoyant rempli d’animaux. Peu d’humain viennent ici, des Guanacos jouent les sentinelles, des troupeaux  de vigognes galopent autour de moi, et  des  viscaches,  plutot timides en temps normal, ne cessent de m’approcher avec curiosité. Je lève les yeux, des condors à la recherche d’une carcasse, décrivent des cercles haut dans le ciel.   Pour la dernière étape le but est de garder en vue  le torrent las Trancas et de trouver le sentier qui vous conduit à la Virgen de los cielos.  On passe pret d’un Cairn imposant datant de l’époque Inca. Ils  leur servaient de point de repers pour passer d’un sommet à l’autre. Pas toujours évident de suivre un tracé cohérent à cause des obstacles  naturels nombreux ! Rejoindre las Cuevas en restant dans la même vallée.   Attention de ne pas s ‘en écarter au risque de louper la porte vers Cachi a dentro.  Les vallées avoisinantes  sont très isolées et le risque de se perdre est grand.  Et justement!  Alors que je pense suivre le bon torrent, je m’engouffre dans une  vallée parallèle . Je me rends compte de mon erreur assez rapidement mais l’encaissement de la vallée transformée en gorge me contraint à passer une nuit de plus en montagne .  Le lendemain matin je pars tot, traverse le torrent et grimpe le versant opposé jusqu’à retomber sur le “sentier de la vierge” repéré la veil en montant en haut d’une crête. Je suis   récompensé par l’accueil d’un colibri d’Anaïs ne s’observant qu’à partir de 1700m ( Colibri coruscans) . Encore 16 kms et me revoilà entouré d’habitations. Je croise un pick up dans un chemin, lève le pouce et le conducteur me propose gentiment de me déposer à Cachi.  Bus dans la foulée, les derniers kms en stop sur un  vieux tracteur et je rejoins  Mathilde au ranch Saita  , lieu proposant des randonnée à cheval, et nous accueillant pour un volontariat d’une semaine.   

Carte satellite avec itinéraire approximatif. TREK de 45 kms réalisé sans GPS, uniquement en utilisant l’altimètre, la boussole et une carte satellite.  3 camps sur la première branches pour travailler l’acclimatation. 2 nuits au camps de base et 2 camps  sur la branche retour  

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