TRANSAT EN VOILIER
De Jacare au Brésil à Malaga en Espagne, traversée à la voile en 31 jours
JUMBO JET et HORIZONS LOINTAINS
Jacques, capitaine et propriétaire du Jumbo jet, un RM 1200 biquille, nous embarque pour une transatlantique en voilier du Brésil jusqu’en Espagne avec une escale à Funschal.
Après 9 mois de voyage en Amérique du Sud nous rejoignons avec Mathilde, le Nord Est du Brésil pour rencontrer le Jumbo jet et son équipage. L’idée d’une transat retour nous trottait en tête depuis longtemps mais le projet semblait complexe et hors de portée. Et pourtant alors que nous sommes encore en Bolivie nous nous inscrivons sur labourseauxéquipiers.com. Profil créé, nous envoyons plusieurs demandes à des capitaines en recherche d’équipers. Avec surprise nous recevons quelques retours favorables et après une série d’ échanges de mails, Jacques, ancien capitaine de la marine marchande nous fait confiance. Le rêve est à portée de main. Malgré une bonne expérience en mer, nous nous lançons dans l’aventure avec autant d’étoile dans les yeux que d’incertitudes .
Nous arrivons dans la province du Bahia début Mai, période idéale pour les transats en direction de l’Europe. Il fait beau, lourd, la petite ville de Jacaré est le point de départ de notre traversée. Nous retrouvons Jacques et le Jumbo Jet sur les quais de la marina
3500 Nm ou 6500 kms à la voile ….une transat réussi se prépare au port ! Prendre le temps, être méticuleux et rayer les cases l’une après l’autre. Jacques a fait la transat allée quelques mois plus tôt, le Jumbo jet est donc en grande partie équipé pour un voyage retour . Nous passons une semaine à Jacaré à préparer le bateau, à remplir les équipés de provisions, à nettoyer la coque du RM et surtout à faire connaissance. Vivre plusieurs semaines à 4 sur un voilier de 12 m est avant tout une aventure humaine et c’est le facteur humain qui conditionne en grande partie la réussite ou l’échec d’une telle traversée. La météo et l’océan décident de l’intensité du passage ou …. de le stopper net ! mais même un objectif non atteint peut laisser derrière lui des souvenirs inoubliables. A l’inverse une ambiance à bord lourdes et des querelles prête à exploser à tout moment laisse souvent un goût amer que l’on cherche à oublier rapidement. J’ai vu des équipages traverser dans une relative sérénité un force 7-8 et d’autres s’écharper par force 3. Oui, l’humain est au cœur de l’aventure et il faut en prendre soin !
Il fait beau, la célèbre reprise au saxo du boléro de Ravel raisonne au coucher de soleil a praia do Jacaré, le départ est prévu pour le 12, On a tous hâte de se lancer dans le grand bain.
La paperasse est signée à la capitainerie et à la douane, nous appareillons et suivons le courant du Rio Paraiba en plissant les yeux à la recherche d’éventuels crocodiles. Après quelques heures de navigations poussé par les courants nous débouchons sur l’atlantique et avons tous le sentiment d’ouvrir la porte sur un jardin immense…, cap au Nord !
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas en haute mer. Le rythme des quarts fait office de partition et nous changeons les notes à chaque levé de soleil . Tantôt contemplatifs, tantôt à la manoeuvre, parfois pécheurs chanceux, nous passons des heures à barrer, lire, jouer, écrire, prendre soin du Jumbo jet, peaufiner la nav, optimiser le réglage du bateaux et tout cela sur le rythme de la bossa nova brésilienne amplifiée par les enceintes installées par Jacques sur le pont .
-Nous mettons 25 jours à rejoindre Funchal . Il s’en passe des choses en 25 jours . Plongée sous la coque pour démeler les ligne de pèche prise dans les quilles, grains de nuit, grain de jours, caipirina du soir, petits déjeuner magique au lever de soleil, baignade avec 5000m d’eau sous les pieds, balais majesteux des dauphins curieux, spectacle féérique du plancton phosporescnet la nuit, ciels étoilés incroyables, coup de tabac à l’arrivée, pétole dans le pot au noir et au sud de l’anticyclone des açores. Si l’on pense qu’une transat est ennuyeuse il suffit de lire n’importe lequel des journal de bord pour se rendre compte que ça bouge tout le temps en mer ! 3 choses que je n’avais pas anticipé.
– Nous avons vu des oiseaux tous les jours même en plein milieu de l’océan
– Les patates se conservent très mal en pleine mer, au bout de quelques jours, l’odeur est insupportables
– Prendre un poisson volant de nuit en pleine face fait mal !
Arrivée à Madère, nouvelles provisions et quelques jours de repos à terre pour l’équipage. Retrouvailles iréelles d’ un ami de l’aéronaval qui nous offre une visite privée du détachement hélico de son navire, en éscale sur la même île. Ile qui au premier pas posé à terre m’inonde de son atmosphère positive. Nous nous promettons avec Mathilde d’y revenir un jour en voilier et de prendre le temps de la découvrir.
Nous repartons à deux avec Jacques vers Gibraltar . Mathilde et Lucie repartent en avion vers la France. 6 jours de traversée plein est. 6 jours sportif à enchainer les quarts à deux avec une mer moins claimante et une météo plus humide. Un dauphin nous souhaite bonne chance au large de la ponta do sao lorenço en enchainant les flips et vrille hors de l’eau, merci !
5 jours plus tard nous arrivons fatigués sur les côtes marrocaines, et traversons à la voile le drt de gibralatar en tirant des bords devant les gros portes contener de la …. beau point de vue sur le pachiderme éclairé à Gibraltar et arrivée au petit matin à Malaga sous le soleil, magique !
Si un jour vous avez l’occasion de poser les pieds sur un voiler, foncez ! l’aventure y est incroyable !
A Look Inside the world
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